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Un projet du Port de Québec

Les réponses à vos questions

Vous trouverez ici les réponses aux questions les plus souvent posées par les citoyens. Nous vous invitons aussi à nous poser toute question non traitée dans la section en vous rendant sur la page Nous joindre.

Innovation

Quel sera le nombre de trains et de camions pendant la construction et à terme?

Neuf conteneurs sur dix sortiront du terminal ou y entreront par train. Les autres conteneurs (10 %) seront transportés par camion et sont principalement destinés aux marchés de la grande région de Québec et de l’est du Québec. Il est estimé qu’en diminuant la longueur des trajets pour certains clients importateurs ou exportateurs, le projet Laurentia permettra une réduction de plus de 7 millions de kilomètres en camionnage par année. Une fois le projet Laurentia au maximum de sa capacité, il y aura 180 mouvements de camion par jour, soit 90 camions qui entrent au terminal, et les mêmes 90 qui en ressortent. Les études de circulation réalisées montrent que les impacts du projet Laurentia sur la circulation seront faibles par rapport à la capacité du réseau routier public.   

Le modèle d’affaires du projet est basé sur l’intermodalité ferroviaire et l’utilisation des infrastructures actuelles du CN. Au maximum de sa capacité, le terminal de conteneurs générera un peu plus que 2 trains par jour, d’environ 12 000 pieds.

Combien de conteneurs le terminal pourra-t-il accueillir?

Une fois que le terminal sera pleinement opérationnel, le volume annuel de manutention des conteneurs sera de 700 000 EVP (équivalent vingt pieds), une capacité qui saura contribuer à dynamiser les activités portuaires sur le fleuve Saint-Laurent ainsi qu’à lui redonner une partie de son élan et à renforcer sa position dans le secteur des marchandises conteneurisées.

Le volume du conteneur est mesuré en EVP (équivalent vingt pieds). Les conteneurs réels sont disponibles en longueurs de 20 et 40 pieds, donc un conteneur de 40 pieds est mesuré en 2 EVP. Actuellement, environ 70 à 80 % de tous les conteneurs utilisés dans l’industrie ont une taille de 40 pieds et sont mesurés en 2 EVP. Par conséquent, bien que la Laurentia ait une capacité de 700 000 EVP par an, on estime que la capacité est en fait plus proche de 450 000 « conteneurs », car 70 % d’entre eux ont une taille de 40 pieds et sont comptés comme 2 EVP chacun.

Communauté

Quelles sont les prochaines étapes du projet?

Compléter le processus d’évaluation d’impact conformément à la Loi canadienne d’évaluation environnementale (2012). L’objectif est de commencer les travaux du nouveau terminal de conteneurs en 2021 pour une mise en service en 2025, conditionnellement à l’obtention des autorisations gouvernementales requises, notamment en vertu du processus d’évaluation des impacts du projet conduit par l’Agence d’évaluation d’impact du Canada. 

Comment le projet s’intégrera-t-il dans le paysage actuel?

Le paysage actuel de la baie de Beauport est sans aucun doute une symbiose visuelle entre l’urbanité de la ville de Québec, l’aspect industriel des installations portuaires et le pittoresque d’un paysage naturel. L’Administration portuaire de Québec est sensible à l’intégration des infrastructures présentes et nouvelles sur son territoire. Afin de confirmer cette approche respectueuse au regard du site d’accueil de Laurentia, de nombreuses simulations visuelles ont été réalisées dans le cadre des études du projet. Ces simulations sont accessibles sur le site Web de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada (AEIC). 

Par ailleurs, afin de nous inscrire en continuité avec l’unité de paysage existant, dans le cadre du Forum des usagers de la baie de Beauport, nous avons demandé aux experts de veiller à ce que le projet s’harmonise avec le paysage unifié actuel. Entre autres efforts de bonification de la baie de Beauport, le Forum a proposé une structure illustrant le profil miroir de la ville de Québec vue du fleuve. Cette structure, qui cintrera le site Laurentia du côté des usagers, offrira un écran visuel, sonore et fonctionnel entre les installations portuaires et récréatives. Par conséquent, nous estimons que le projet Laurentia dépasse la notion d’intégration au paysage existant par sa participation à la continuité d’un paysage homogène.

Lire aussi : Le réaménagement de la baie de Beauport en images! 

Quel bénéfice la ville de Québec tirera-t-elle de ce projet?

Ville de commerce historique, Québec perpétue sa vocation depuis les tout premiers débuts de son histoire, et il en va de la mission de l’Administration portuaire de Québec de favoriser et de développer le commerce maritime en servant les intérêts économiques de la région de Québec et du Canada, dans le respect de la communauté et de l’environnement. 

En ajoutant un terminal de conteneurs à ses quais, le projet Laurentia placera Québec au cœur des échanges commerciaux internationaux. En effet, le transport maritime conteneurisé gagne en importance, et c’est pourquoi un port de conteneurs en eau profonde est largement reconnu sur l’échiquier mondial de la logistique intermodale.

En faisant de Québec un pôle logistique majeur dans le monde maritime, le projet Laurentia a su attirer l’attention de joueurs mondiaux, qui désirent faire de Québec un catalyseur pour le savoir-faire québécois. En effet, une fois le projet réalisé, sept partenaires internationaux majeurs uniront leur savoir pour utiliser le terminal de conteneurs comme levier pour la recherche et l’innovation en matière de logistique des transports, et sauront tirer parti du savoir de nos universités et d’autres centres de recherche. 

Par ailleurs, le projet Laurentia créera plusieurs emplois de qualité (près de 7000 pendant la construction, et près de 1 000 une fois en phase d’exploitation), en plus de créer une nouvelle chaîne d’approvisionnement économique pour les entreprises d’ici. Aussi, grâce à des retombées économiques annuelles de près de 100 M$, le projet contribuera fortement à la relance économique. 

Lire aussi : Laurentia : Un catalyseur pour le savoir-faire québécois

Le projet va-t-il permettre de conserver les activités récréotouristiques du secteur ?

Oui.

La Baie de Beauport, un espace citoyen et récréotouristique bonifié.

L’accès aux installations de la Baie de Beauport demeurera le même. Un investissement déjà annoncé de 7 M$ permettra de bonifier les infrastructures et les services offerts à la Baie de Beauport. Fruit d’un travail de concertation avec le Forum des usagers de la Baie de Beauport, ce plan prévoit notamment l’ajout d’une rampe de mise à l’eau, d’une aire agrandie de stationnement des embarcations et d’une nouvelle capitainerie, d’espaces requis pour animer une école de voile, d’une nouvelle vigie pour la sécurité nautique et de quais supplémentaires.

Afin d’offrir un espace citoyen amélioré, le Port ajoutera une toute nouvelle aire de jeux d’eau en plus d’une pataugeoire urbaine pour les enfants ainsi que des pergolas et des tapis de type Mobi-Mat® pour les personnes à mobilité réduite.

Conscients que certaines contraintes pourraient se faire sentir dans la pratique des activités de voile dans la Baie de Beauport en raison de modifications au régime des vents, nous travaillons en concertation avec le Forum des usagers de la Baie de Beauport afin de trouver des mesures d’atténuation et de compensation adéquates.

Un nouveau parc urbain pour maximiser la qualité de vie dans le secteur

À proximité du site de la Baie de Beauport, un projet de parc urbain est en cours de planification afin de compléter l’offre récréative de qualité et de permettre aux citoyens de profiter davantage du fleuve. Planté d’arbres et d’arbustes, ce parc assurera la végétalisation de plus de 40 000 m2 (l’équivalent de plus de 5 terrains de soccer professionnels) du territoire du Port de Québec et, selon la Direction régionale de santé publique, il contribuera à améliorer la qualité de l’air.

Le projet a-t-il l’acceptabilité sociale nécessaire ?

Laurentia est un projet soutenu par :

  • 188 villes, municipalités et MRC du Centre et de l’Est-du-Québec
  • Plus de 140 entreprises
  • Le Port de Québec participe à 200 rencontres avec le milieu, chaque année
    • C’est en étroite collaboration avec la collectivité que le terminal Laurentia se développe afin de tenir compte des préoccupations et des attentes d’un grand nombre de groupes et d’organismes du milieu.

Un projet rigoureusement étudié sur les plans économique et environnemental:

Les données les plus factuelles et complètes soutiennent que Laurentia est un grand projet portuaire sécuritaire, respectueux de l’environnement et qu’il contribuera de manière importante au développement économique de l’Est-du-Québec et de l’ensemble de la province.

 

Pourquoi ce terminal à Beauport ?

Les installations portuaires situées à Beauport offrent actuellement la totalité des services requis pour exploiter un nouveau terminal maritime. Qui plus est, la profondeur de l’eau dans le secteur portuaire de Beauport est de 15 mètres et répond naturellement aux besoins maritimes internationaux. Le terminal de conteneurs Laurentia ne pourrait pas être situé ailleurs sur le Saint-Laurent.

Quelles seront les retombées de ce projet pour les quartiers avoisinants ?

Le Port de Québec souhaite contribuer davantage au bien-être communautaire. Ainsi, lorsque le terminal sera en fonction, le Port versera un minimum de 50 000 $ annuellement dès les premières années d’exploitation. Cette somme sera bonifiée en cours d’année par l’ajout de 200 $ par emploi direct qui sera généré par Laurentia, jusqu’à atteindre 150 000 $ annuellement lorsque le terminal fonctionnera à pleine capacité. À ce moment, le terminal générera 500 emplois permanents. Ce calcul sera validé par une firme externe. Faisant suite aux récents échanges avec la collectivité, la répartition de cette contribution sera orientée par un comité impliquant les citoyens des districts de La Cité-Limoilou dans le but de soutenir des projets communautaires au cœur de ces quartiers.

Quelles seront les retombées positives du projet pour les citoyens de Québec, résidents des quartiers limitrophes au port ?

Le terminal de conteneur Laurentia, en phase d’exploitation, permettra à lui seul de générer 100 M$ annuellement et la création de 1000 emplois directs et indirects de grande qualité dans un secteur bien rémunéré. Ces nombreux emplois contribueront à améliorer la qualité de vie de nombreuses familles.

L’administration portuaire compte déjà 20 % de ses espaces qui sont réservés à une vocation récréotouristique. Dans cette même foulée, L’Administration portuaire de Québec (APQ) a annoncé un investissement de 10 M$ afin de bonifier les infrastructures et les services offerts à la Baie de Beauport. Ce plan, le fruit d’un travail de concertation avec le Forum des usagers de la Baie de Beauport, prévoit notamment l’ajout d’une rampe de mise à l’eau, d’une aire agrandie de stationnement des embarcations et d’une nouvelle capitainerie, d’espaces requis pour animer une école de voile, d’une nouvelle vigie pour la sécurité nautique et de quais supplémentaires.

Afin d’offrir un espace citoyen amélioré, le Port ajoutera un tout nouvel espace de jeux d’eau en plus d’une pataugeoire urbaine pour les enfants ainsi que des pergolas et des tapis de type Mobi-Mat® pour les personnes à mobilité réduite.

De plus, à proximité du site de la baie de Beauport, un projet de parc urbain est en planification afin de compléter l’offre récréative de qualité et de permettre aux citoyens de profiter davantage du fleuve. Ce parc avec la plantation d’arbres et d’arbustes permettra le verdissement de plus de quatre hectares du territoire du Port de Québec et contribuera à améliorer la qualité de l’air selon la DRSP.

Enfin, l’APQ souhaite contribuer davantage au bien-être communautaire. Ainsi, le Port accordera une contribution minimale de 50 000 $ par an et bonifiera ce montant en ajoutant 200 $ par emplois directs générés annuellement, jusqu’à concurrence de 150 000 $ par année. Il est prévu que Laurentia génère environ 500 emplois par an. Ce programme entrera en vigueur dès l’entrée en exploitation de Laurentia. À noter que le calcul des emplois directs générés par Laurentia sera validé sous la base bisannuelle par une firme externe. Ces fonds seront administrés par un comité sur lequel siégeront des citoyens des districts de La Cité-Limoilou et serviront à soutenir des projets communautaires. L’argent sera donc directement remis aux organismes qui font vivre ces quartiers limitrophes au Port de Québec. Ce programme donne suite à certains échanges du Port avec les représentants des collectivités concernées.

Est-ce que l’accès à la Baie de Beauport sera possible lors de la phase de construction du projet ?

Le Port s’est engagé à maintenir le site de la Baie de Beauport ouvert durant les travaux. Cette condition est clairement exprimée dans le cahier des charges de l’entrepreneur qui réalisera les travaux. Un plan détaillé devra être remis au bureau de projet afin de démontrer que cette accessibilité est maintenue dans un mode sécuritaire. Pour l’accès à la plage, la guérite servant à contrôler les entrées et les sorties de la zone récréotouristique de la Baie de Beauport est située sur le chemin d’accès à cette zone et à l’extérieur de l’empreinte du projet. Bien que des modifications aux voies d’accès permanentes soient prévues, l’accès au site sera permis en tout temps.

De plus, le projet comprend la construction et l’utilisation d’une nouvelle rue pour desservir les usagers de la Baie de Beauport en plus de répondre au besoin de l’usine de filtration et de biométhanisation de la Ville de Québec. Ainsi, un viaduc permettant de franchir les voies ferrées du projet Laurentia sera construit, assurant un passage constant, sécuritaire et facile pour les usagers de la Baie de Beauport.

Est-ce que le nouveau terminal influencera la qualité et la disponibilité de la plage et de la baignade à la Baie de Beauport ?

Autant lors de la construction du terminal que lors de son exploitation, la Baie de Beauport et la plage seront disponibles et sécuritaires.

– En phase de construction : un périmètre de sécurité sera clairement identifié et balisé. Une surveillance constante de la qualité de l’eau sera effectuée, assurant ainsi que les travaux n’auront pas un impact sur la qualité de l’eau de baignade.

– En phase d’exploitation : Aucun impact sur la qualité de l’eau de baignade n’est attendu après la mise en place de Laurentia. Le modèle prédictif qui a permis de rouvrir la plage du parc de la Baie de Beauport à la baignade en 2016 sera remis à jour dès 2021 en collaboration avec la Ville de Québec pour tenir compte de l’effet du projet Laurentia.

Est-ce que le projet pourrait générer des nuisances modifiant les activités nautiques pratiquées à la Baie de Beauport ?

Les activités liées à Laurentia auront un impact sur le régime de vents. Une étude complète documentant les modifications potentielles incluant une modélisation des vents avant et après le projet a été réalisée par WSP (mettre le lien). Cette étude a montré que les principaux vents qui sont utiles à la pratique des sports nautiques exercés à la Baie de Beauport, comme la voile légère, pourraient être modifiés en raison de la présence des nouvelles infrastructures. Ces changements sont susceptibles d’entraîner des nuisances pour la navigation des embarcations légères à certains moments en fonction de la direction des vents.

En ce sens, plusieurs rencontres ont eu lieu avec le Forum des usagers de la Baie de Beauport (FUBB) afin de mettre en place des mesures d’atténuation qui prennent en compte des commentaires et préoccupations des usagers de la Baie de Beauport.

Les rencontres avec le FUBB ont permis la mise en place d’un processus de cocréation pour le réaménagement de la zone récréotouristique, en plus de favoriser une meilleure compréhension des enjeux et préoccupations des usagers. Ces rencontres se poursuivront afin d’assurer la communication et l’amélioration continue du projet Laurentia, dans le but de maintenir la qualité de navigation nécessaire pour rendre l’expérience agréable et sécuritaire pour les usagers.

Est-ce que le site de la Baie de Beauport sera sécuritaire et comment le promoteur prévoit-il gérer la mixité des usages (récréotouristiques et industrielles), notamment au niveau visuel et sonore ?

D’abord, autant lors de la construction du terminal que lors de son exploitation, la Baie de Beauport et la plage seront disponibles et sécuritaires. Le Port de Québec n’est pas différent d’autres grandes villes portuaires d’envergure qui conjuguent les vocations industrialo-portuaires et celles liées aux loisirs et au tourisme ; bien au contraire, cette mixité génère souvent une activité recherchée par les citoyens et les tourismes et contribue au dynamisme des grandes villes portuaires.

– En phase de construction : un périmètre de sécurité sera clairement identifié et balisé pour garantir la sécurité de tous les usagers. Le gestionnaire du site travaillera de concert avec le bureau de projet pour assurer une bonne communication auprès des usagers.

– En exploitation : l’investissement de 7 M$ annoncé pour bonifier les installations récréotouristiques inclut également la construction d’un nouveau poste de vigie et de nouveaux quais qui permettront d’améliorer la sécurité du site. Ces aménagements ont été travaillés de concert avec le Forum des usagers de la Baie de Beauport.

Pour l’accès à la plage, la guérite servant à contrôler les entrées et les sorties de la zone récréotouristique de la Baie de Beauport est située sur le chemin d’accès à cette zone et à l’extérieur de l’empreinte du projet. Bien que des modifications aux voies d’accès permanentes soient prévues, l’emplacement de cette guérite ne sera pas modifié.

Finalement, le projet comprendra l’aménagement d’un écran visuel et sonore entre les activités industrialo-portuaires et la plage de la Baie de Beauport, permettant de minimiser les effets potentiels au niveau visuel et sonore.

Les mesures suivantes sont considérées :

– En collaboration avec la communauté du Forum des usagers de la Baie de Beauport, il a été proposé d’opter pour une hauteur variable de l’écran visuel et acoustique afin de permettre une atténuation visuelle de l’entreposage des conteneurs sans compromettre les activités des utilisateurs de la Baie de Beauport, et sans augmenter l’effet sur le régime des vents ;

– Aménager un secteur aux abords de l’écran visuel et acoustique où les utilisateurs de la Baie de Beauport pourront observer les activités du port, et y intégrer des panneaux d’interprétation des activités portuaires ;

– Privilégier l’utilisation de matériaux et de couleurs qui permettront d’optimiser l’harmonisation visuelle des installations avec le paysage, sans toutefois compromettre la sécurité ainsi que la plantation d’espèces indigènes faciles d’entretien.

Économie

Pourquoi construire un terminal de conteneurs à Québec?

Répondant au nouveau standard mondial d’une voie de navigation et d’un accès portuaire de 15 m de profondeur d’eau, le projet Laurentia offrira une option très compétitive pour accéder au marché du Nord-Est américain en plus de permettre aux importateurs et aux exportateurs du plus grand marché au Canada de profiter de meilleurs coûts pour leurs activités.

L’unique terminal de conteneurs en eau profonde permettra ainsi au marché du transport maritime québécois et canadien de reprendre une partie des parts de marché perdues ces dernières années au profit des ports de la côte Est américaine, en plus de relancer la croissance du commerce sur le corridor du fleuve Saint-Laurent, tout en y générant des retombées économiques importantes.

Par ailleurs, la présence d’un terminal de conteneurs à Québec offrira aux entreprises du Québec, notamment celles des régions ressources situées plus à l’est, une nouvelle plaque tournante pour leurs activités d’importation et d’exportation à de meilleurs coûts, en réduisant les temps de transit, les coûts de transport terrestre et les GES.

Quelles sont les sources de financement du projet?

Les trois partenaires du projet, soit Hutchison Ports, le CN et le Port de Québec, ont confirmé l’injection de 595 M$ dans ce projet d’une valeur de 775 M$, représentant 77 % des fonds. La participation souhaitée de la part des gouvernements s’élève donc à 180 M$, soit 23 % de la valeur, ce qui en fait l’un des plus gros investissements privés réalisés dans la grande région de Québec. 

Quelles seront les retombées économiques du projet ?

Des emplois de qualité au Québec et un potentiel de développement important pour nos PME

Parfait pour la relance économique post-pandémie

  • Importante création d’emplois
    • En moyenne 1 700 emplois par année en phase de construction (4 ans)
    • 1 000 emplois directs et indirects bien rémunérés par année en phase d’exploitation, lorsque le terminal aura atteint sa pleine capacité
  • Retombées économiques majeures

Uniquement en lien avec le terminal

  • 700 M$ en phase de construction
  • Près de 100 M$ annuellement en phase d’exploitation
  • Retombées économiques structurantes
    • Tremplin pour les entreprises du Centre et de l’Est-du-Québec
    • Infrastructures ultramodernes réduisant les coûts de transport et de logistique
    • Gains de productivité récurrents de 139 M$ annuellement pour les entreprises exportatrices et importatrices du Québec
  • Création dans les quartiers Maizerets et Limoilou d’un pôle d’innovation logistique et maritime avec des ramifications à travers le monde

Pourquoi le Port de Québec désire-t-il agrandir ses infrastructures lorsqu’ils disposent déjà d’un territoire industrialo-portuaire ?

Les installations actuelles du Port de Québec sont à pleine capacité pour encore une longue période. Les ententes actuelles avec nos opérateurs, notamment dans le secteur de Beauport, sont valides encore à long terme alors que la fenêtre d’opportunité pour un projet comme Laurentia pourrait rapidement s’amenuiser.

Rappelons que l’Administration portuaire de Québec (APQ) a comme mission de favoriser et développer le commerce maritime, servir les intérêts économiques de la région de Québec et du Canada et assurer sa rentabilité dans le respect de la communauté et de l’environnement. Laurentia est la pierre angulaire de l’avenir du port, l’amenant vers la modernisation de ses infrastructures afin de répondre aux tendances et aux marchés mondiaux.

Le transport maritime compte pour plus de 85 % des échanges commerciaux internationaux. Dans cette industrie, plusieurs facteurs structuraux font en sorte que le nouveau standard mondial est désormais défini par une voie de navigation et un accès portuaire de 15 m de profondeur d’eau. Ainsi, le projet de terminal de conteneurs en eau profonde de Québec est une réponse à ce nouveau standard avec 15 m de profondeur d’eau naturelle.

Avec Laurentia, le Port de Québec permettra la création d’une nouvelle chaîne logistique sur le fleuve Saint-Laurent fiable, efficace et compétitive pour les importateurs et les exportateurs du Québec et de l’Ontario. Le terminal Laurentia exploitera les installations les plus avancées sur les plans environnementaux et technologiques en Amérique du Nord et pourra accueillir des navires de grand gabarit ainsi que grands trains. On parle ici d’un à trois navires additionnels maximums par semaine et de deux trains par jour en moyenne pour transporter les conteneurs.

Laurentia permettra ainsi au fleuve Saint-Laurent, au Québec et au Canada de reprendre une partie des parts de marché perdues ces dernières années au profit des ports étrangers et de relancer la croissance du commerce sur le corridor du fleuve Saint-Laurent, tout en y générant des retombées économiques importantes.

Pourquoi le Port de Québec ne réalise-t-il pas le projet Laurentia ailleurs ?

Le Port de Québec a fait ses devoirs et analysé plusieurs sites potentiels et accessibles, incluant un site sur la Rive-Sud de Québec. Cette évaluation, combinant près de 40 critères, a clairement démontré que seul l’agrandissement à Beauport est viable (étude disponible sur le site de l’Agence d’évaluation des impacts du Canada). Depuis les dernières années, l’APQ a réduit de plus de dix hectares (100 000 m2) son projet original. De plus, l’investissement important en technologie de pointe sur le terminal permet de générer deux fois plus de rendement au m2 qu’au terminal comparable en Amérique du Nord. Ce rendement exceptionnel permet de réduire grandement l’emprise du projet sur le fleuve.
Sur le plan commercial, Laurentia repose sur des éléments fondamentaux importants tels :

– La profondeur d’eau naturelle offerte à Québec qui répond au nouveau standard mondial des porte-conteneurs ;

– La localisation géographique de Québec qui permet aux grands navires d’aller le plus près possible des marchés et tous les services maritimes déjà présents ;

– La capacité d’offrir des services intermodaux (notamment le transport ferroviaire) ;

– Une chaîne logistique des plus concurrentielles face aux ports étrangers, tant en temps de transit qu’en coûts ;

– Des bénéfices quantifiés pour toutes les entreprises du Centre et de l’Est-du-Québec ;

– La volonté du gouvernement du Québec de rattraper son retard de productivité par rapport à l’Ontario.

Pourquoi ne pas remplacer les opérations actuelles du port (comme le vrac solide, ex : minerai de fer) par le terminal de conteneurs ?

Laurentia est la pierre angulaire de l’avenir du Port de Québec, qui va lui permettre d’accélérer la modernisation de ses infrastructures afin de répondre aux tendances et aux marchés mondiaux. Les opérations actuelles du Port dans le secteur de Beauport comportent du transbordement de vrac solide et liquide et comportent des ententes à moyens et longs termes. Il faut savoir que la diversification des activités du Port vers les conteneurs permettra de mieux absorber les soubresauts du marché des matières premières et d’assurer sa pertinence à long terme.

L’Administration portuaire de Québec (APQ) souhaite constamment optimiser ses opérations et ses pratiques. D’ailleurs, l’APQ tient plusieurs rencontres avec différentes parties prenantes afin de mieux comprendre les préoccupations de la communauté et d’identifier des pistes de solutions.

Environnement

Où peut-on trouver les études d’impact du projet?

Vous pouvez consulter les documents soumis dans le cadre de l’évaluation d’impact du projet en visitant le Registre canadien d’évaluation d’impact sur le site Internet de l’Agence d’évaluation d’impact du Canada, en cliquant ici

Le projet aura-t-il un impact sur la qualité de l’air ?

Non. Les rapports d’experts les plus complets soutiennent que le projet n’aura aucun impact notable sur la qualité de l’air, tant dans la phase de construction que celle d’exploitation.

Des mesures de suivi rigoureuses:

À la suite des consultations menées à l’automne 2020, le Port de Québec prend un engagement ferme : il mettra en place les mesures de contrôle requises afin qu’il n’y ait aucun dépassement des normes de qualité de l’air, tant dans la phase de construction que celle d’exploitation du terminal.

Création d’un comité de suivi:

Le Port de Québec procédera à la création d’un comité de suivi entièrement consacré au terminal Laurentia. Composé de citoyens et d’organismes du milieu, ce comité accompagnera le bureau de projet de Laurentia durant les phases d’ingénierie et de construction ainsi que durant l’exploitation du terminal.

Par ailleurs, une réalité bien différente de la perception:

Dans un jugement rendu par la Cour supérieure du Québec le 4 mars 2020, il a été démontré par des experts indépendants et reconnus que les activités de transbordement de vrac solide dans le secteur Beauport du Port de Québec contribuaient pour moins de 3 % des poussières totales au sol associées à la pollution des quartiers Maizerets et Limoilou.

Laurentia entraînera-t-il une hausse du transport routier ?

Oui, mais elle sera très légère. Le terminal Laurentia misera sur le train pour le transport de ses marchandises et il atteindra sa pleine capacité 10 ans après le début des opérations. Seulement 10 % des conteneurs seront transportés par camion, ce qui représentera, en 2035, 90 camions qui entreront au terminal et en sortiront de jour, du lundi au samedi. Il est à noter que ces camions circulent déjà sur les routes. Avec Laurentia, leur trajet sera plus court puisqu’ils n’auront plus à rouler jusqu’à Montréal, par exemple, ce qui aura des répercussions positives, directes et importantes pour la réduction des gaz à effet de serre (GES).

Durant l’exploitation du terminal : une initiative basée sur l’écoute des citoyens:

Le Port s’engage à travailler avec les instances locales, dont le ministère des Transports du Québec, afin qu’une réglementation gouvernementale soit mise en place pour exiger que l’ensemble des camions qui transiteront au terminal Laurentia utilisent les grands axes autoroutiers afin d’éviter qu’ils circulent sur les artères des secteurs limitrophes au Port, particulièrement le boulevard Henri-Bourassa et le boulevard Charest.

Laurentia permettra à des centaines d’entreprises de Québec et de l’Est-du-Québec de réduire d’importants coûts de transport et, par le fait même, éliminera chaque année 7 millions de kilomètres de camionnage sur les routes du Québec.

  • Le modèle d’affaires du projet est basé sur le rail, ce qui rend le terminal unique et des plus compétitifs dans l’est du pays.
  • L’espace consacré au terminal est conçu pour recevoir un volume maximal de 10 % de camions.

Tendance accélérée vers l’électrification des transports:

L’impact du transport routier demeure limité et ne tient pas compte de l’électrification des transports qui se poursuivra d’ici à ce que le terminal atteigne sa pleine capacité en 2035. Cette transition vers l’électrification des transports s’intensifiera, comme en témoigne la récente annonce faite par le gouvernement du Québec. Ainsi, à terme, Laurentia accueillera principalement des camions électriques ou hybrides, et la chaîne logistique qu’il développera sera durable et positive pour notre environnement.

Laurentia entraînera-t-il une hausse du transport ferroviaire ?

Le nombre de trains de marchandises demeurera le même avec le projet Laurentia. Partenaire du projet, le CN est conscient de la proximité entre ses installations et la collectivité, et est déterminé à tout mettre en œuvre pour atténuer les inconvénients qui peuvent découler de ses activités.

  • Pour transporter les conteneurs, 2 trains par jour en moyenne seront toutefois graduellement allongés jusqu’à concurrence de 3 600 mètres (12 000 pieds), et ce, lorsque le terminal fonctionnera à pleine capacité en 2035.
  • Certaines opérations actuelles de vrac seront déplacées et ne seront plus manutentionnées à partir des cours de triage du secteur de Beauport.
  • Les trains respectent les limites de vitesse émises par Transports Canada afin d’assurer la sécurité des opérations ferroviaires.
  • Les marchandises transportées seront principalement des biens de consommation de tous les jours.

Quel sera l’impact du projet sur les émissions de gaz à effets de serre (GES) ?

L’impact sera très positif. Le projet permettra de réduire de 18,5 % les GES liés au transport des marchandises. De plus, le projet sera carboneutre.

  • Le Port de Québec s’engage à compenser entièrement les GES en phase de construction par l’achat de crédits carbone ou par des activités de végétalisation, sans s’y limiter.

Carboneutralité en phase d’exploitation:

  • Le Port se donne pour objectif de rendre le terminal Laurentia carboneutre pour ses émissions de GES lors de sa mise en exploitation, et ce, de manière durable et permanente.

Comment le projet Laurentia s’intègre-t-il aux activités actuellement présentes dans le secteur et qui affectent déjà la qualité de l’air ?

D’entrée de jeu, soulignons que la Direction régionale de la santé publique note une diminution des concentrations des principaux contaminants atmosphériques depuis quelques années, notamment les PM2.5 et le dioxyde de carbone (NO2). La bonne nouvelle, c’est que les révisions probables de normes d’émission pour les industries et foyers de bois viendront davantage réduire les concentrations de PM2.5 et de dioxyde de souffre (SO2) dans l’air ambiant dans les prochaines années.

Plus encore, dans un contexte d’électrification des transports et d’avancées technologiques permettant de réduire les gaz à effet de serre, cette tendance à la baisse se poursuivra. Le gouvernement fédéral et celui du Québec ont d’ailleurs tous deux annoncé un objectif de carboneutralité pour 2050. Le gouvernement du Québec a également annoncé l’abolition des véhicules à essence d’ici 2035, ce qui entraînera un transfert vers des véhicules hybrides et électriques.

En ce qui a trait à Laurentia, selon les différents scénarios travaillés par des firmes externes d’experts, les émissions de principaux contaminants générées par le terminal, notamment le dioxyde d’azote (NO2) et les particules fines (PM2.5) seront nettement sous les normes permises et l’impact sur la santé humaine est négligeable. Des mesures d’atténuation ciblées et un programme de surveillance et de suivi robuste permettront de s’assurer que le projet n’engendre aucun dépassement des normes ou critères applicables. L’Administration portuaire de Québec s’y engage fermement.

Comment la modélisation pour quantifier les effets du projet Laurentia sur la qualité de l’air est-elle réalisée ? Cette modélisation a-t-elle tenu compte des hypothèses retenues et des éléments soulevés dans le rapport provisoire de l’AÉIC ?

La modélisation de la dispersion des contaminants a été réalisée selon les règles de l’art par une firme externe d’experts en la matière (SNC-Lavalin). Un devis de modélisation permettant de détailler l’approche méthodologique a été produit avant de procéder à la modélisation. Ce devis a été partagé avec les experts de l’AÉIC et a été accepté par ces derniers. En ce sens, les résultats qui découlent de l’exercice sont considérés comme fiables et robustes.

La modélisation de la dispersion des contaminants atmosphériques amplifie délibérément les effets du projet Laurentia sur la qualité de l’air
La modélisation de la dispersion des contaminants atmosphériques réalisée dans le cadre de l’étude d’impact environnemental du projet Laurentia est un outil permettant de générer une simulation des plus conservatrices, c’est-à-dire le scénario du pire cas en termes de concentration, dans le but de faire ressortir clairement une tendance sur les contaminants à surveiller lors de sa réalisation et de son exploitation. Pour bien faire ressortir cette tendance, les experts utilisent une combinaison de scénarios qui augmente volontairement les effets du projet, par exemple :

1. Le scénario météorologique défavorable, c’est-à-dire un scénario qui aurait pour effet de générer une dispersion plus intensive des contaminants. Par exemple, l’effet de la gravité et des jours de pluie qui tendent à rabattre les poussières au sol ne sont pas considérés dans le modèle, ce qui amplifie le phénomène de dispersion des particules plus grossières (PMT) dans ce scénario ;

2. Le scénario d’émission maximal, c’est-à-dire un scénario dans lequel, en phase de construction ou d’exploitation, pratiquement tous les équipements et les sources d’émissions fonctionneraient en même temps ;

3. Des valeurs élevées de contaminants ambiants, c’est-à-dire un scénario où les concentrations les plus élevées de l’année sont utilisées à partir de la station du secteur qui présente généralement les pires concentrations, soit la station du Vieux-Limoilou située au cœur d’un réseau autoroutier et à proximité de plusieurs industries lourdes. D’ailleurs, dans son avis d’expert, Santé Canada reconnaît cette situation : « Le promoteur a utilisé les concentrations calculées au point d’impact maximal (souvent juste à l’extérieur des limites de propriété du port du Québec), plutôt que des concentrations représentatives de l’arrondissement, ce qui a pour effet de surestimer le risque ».

Finalement, ce travail de modélisation permet d’élaborer un programme de surveillance et de suivi spécifique aux enjeux potentiels du projet. Ce programme permettra, entre autres :

1. Une surveillance constante des concentrations de contaminants dans l’air
2. Un système d’intervention qui pourra s’activer si les concentrations approchent les limites établies.
3. Des processus d’arrêt des travaux et de gestion de ceux-ci permettront alors d’éviter tout dépassement.

À la lumière des études effectuées par les experts, la contribution du projet sur le plan de la qualité de l’air est de quel ordre ?

Étant donné les préoccupations générées par les enjeux de qualité de l’air et de santé humaine reliés aux modélisations conservatrices (amplification des effets négatifs) réalisées, il fut décidé de devancer la réalisation du second niveau de l’étude de risques sur la santé humaine — afin de mieux documenter le risque réel du projet Laurentia sur la santé humaine. L’une des conclusions importantes de l’étude est la suivante :

« En conclusion, les résultats de l’évaluation préliminaire des risques pour la santé (niveau 1) selon les approches normative, toxicologique et épidémiologique s’appuyant sur des scénarios conservateurs (pire cas réaliste) ont mis en évidence une problématique potentielle pour certains polluants gazeux et particulaires, notamment les particules PM2.5, PM10, PMT et le NO2. Toutefois, en considérant une approche probabiliste basée sur une analyse de sensibilité et d’incertitude, les résultats de cette évaluation préliminaire sont nettement surestimés. De fait, les concentrations prédites en PM2.5 et en NO2 à la suite des phases de construction et d’exploitation du projet Laurentia ne poseraient pas de risques significatifs pour la santé de la population environnante. »

En résumé, les émissions de contaminants générées par le terminal seront relativement faibles. L’APQ prendra tout de même toutes les mesures d’atténuation ciblées et un programme de surveillance et de suivi robuste permettra de s’assurer que le projet n’engendre aucun dépassement des normes ou critères applicables. L’Administration portuaire de Québec s’y engage fermement.

Comment le promoteur pourra-t-il mettre en place des mesures d’atténuation efficaces concernant le contrôle des émissions de particules et comment arrivera-t-il à s’assurer de leur efficacité ?

L’Administration portuaire de Québec (APQ) prévoit mettre en place des mesures d’atténuation, tant en phase de construction qu’en phase d’exploitation. Certaines mesures ont été prises en compte dans la modélisation comme des mesures standards telles que l’arrosage et la mise en place d’abat-poussière. D’autres s’ajoutent aux engagements initiaux (effet positif non modélisé) comme la mise en place d’une exigence de carboneutralité pour la construction du terminal et l’utilisation accrue de motorisation efficace incluant l’hybridation et l’électrification.

En phase de construction

Les mesures pour le contrôle des émissions de particules incluent, à titre d’exemple :

– L’arrosage et/ou l’épandage d’abat-poussière sur les surfaces de roulement des camions s’occupant du transport interchantier du remblai et des sédiments non contaminés décantés. De plus, la surface de roulement sera partiellement et graduellement pavée au cours du déroulement des travaux ;

– L’arrosage du remblai dans les wagons qui permettra de réduire les soulèvements de poussières lors des étapes de chargement, déchargement et manutention sur le site par les bouteurs.

– L’APQ demandera aussi au fournisseur de produire un remblai ne contenant aucune granule de moins de 10 mm afin d’éviter la mise en suspension de matières particulaires dans l’eau lors du remblayage de l’arrière-quai. Ainsi, avec un remblai tamisé, le risque d’émission de matières particulaires demeurant en suspension dans l’air lors de la manutention du remblai sera amenuisé comparativement au scénario modélisé.

– L’exigence contractuelle de travailler avec des équipements respectant la motorisation du Groupe 4 (équipements plus récents qui émettent beaucoup moins de contaminant et particules)

– Projet carboneutre en construction.

Le programme de surveillance environnementale sera bonifié avec plusieurs mesures qui seront mises en place, dont les suivantes :

– La réalisation d’un plan de gestion des émissions atmosphériques qui viendra déterminer les moyens déployés pour atténuer et contrôler les émissions.

– Une technologie LiDAR (détection par faisceaux lumineux) dans le but de mieux contrôler les émissions de poussières sur le site. Cette approche permettra d’identifier de manière proactive les émissions de poussières et d’identifier les causes afin d’y remédier.

– Des seuils d’intervention horaire pour les particules totales et respirables (PMT, PM10) durant les travaux afin d’être proactifs et d’activer rapidement les mesures d’atténuation additionnelles permettant de limiter tout dépassement potentiel des normes journalières aux zones sensibles.

– La publication, sur un site web développé pour le projet, des concentrations de tous les contaminants, tant ceux mesurés de façon journalière que ceux mesurés mensuellement. Par ailleurs, les communications mensuelles comprendront une analyse avec les normes applicables et un comparatif des mois précédents.

– Des radars et des caméras afin de veiller au respect des mesures administratives de réduction des émissions. Par exemple, les radars pourront valider le respect des limites de vitesse maximales sur le chantier et des caméras permettront d’identifier tout véhicule ne respectant pas les maximums autorisés.

En phase d’exploitation

Rappelons d’abord que les dépassements aux normes sont inexistants dans la communauté. En effet, les quelques dépassements enregistrés avec des scénarios très conservateurs (les plus alarmistes) ne touchent pas les secteurs résidentiels, ils sont uniquement localisés dans un rayon de 300 mètres du site d’exploitation puisque le terminal de conteneurs est entièrement doté d’équipements électriques ou hybrides alimentés par Hydro-Québec. Les quelques bâtiments sur le terminal utiliseront aussi l’électricité pour le chauffage, donc aucune cheminée de rejet ne fait partie du projet. Le terminal sera entièrement pavé et la conteneurisation fait en sorte que l’opération ne génère presque pas de particules dans l’air.

Afin de limiter le plus possible les émissions des navires et des trains, le terminal sera doté :

– D’équipement pour l’électrification des navires à quai (pour les navires avec la technologie requise, il est possible de substituer l’énergie nécessaire pour le navire à l’électricité)

– De locomotives modernes selon les derniers standards de l’industrie (motorisation du Groupe 4)

Avec ses partenaires, l’APQ continue d’identifier des mesures d’atténuation supplémentaires pour que la contribution du terminal à la qualité de l’air soit des plus négligeables. Par exemple, L’APQ s’engage à avoir un terminal carboneutre en exploitation grâce à la diminution des GES des autres activités sur son territoire, la plantation d’arbre et par l’achat de crédit de compensation pour les GES résiduel. En outre, l’APQ déposera à l’agence avant l’exploitation du terminal un plan global détaillé pour être en mesure d’atteindre cet objectif.

Finalement, le suivi sera effectué sur une période d’environ dix (10) années, soit les 10 premières années du projet.

Connaissant la situation de la qualité de l’air dans les quartiers autour du projet, de quelle façon le Port de Québec compte-t-il s’impliquer pour améliorer celle-ci ?

Dans une étude publiée en 2019, la Direction de la santé publique (DSP) rapporte que les particules fines dans La Cité-Limoilou sont surtout générées par le transport, les activités industrielles ainsi que le chauffage au bois en période hivernale. L’étude concluait que les activités du Port de Québec ne constituent qu’une source négligeable de particules fines. Par conséquent, la résolution du problème de la qualité de l’air dans Limoilou requiert une action concertée de tous les intervenants concernés.

Cela dit, il faut souligner qu’une baisse des concentrations des principaux contaminants atmosphériques est observée depuis quelques décennies par la direction régionale de la santé publique. Cette baisse est notamment attribuable à l’amélioration des technologies, la combustion dans les transports et les améliorations des procédés industriels, à titre d’exemple, ainsi qu’à la réduction du soufre dans les carburants.

Soucieuse de s’impliquer concrètement dans la résolution de cet enjeu aux côtés des acteurs du milieu, le Port de Québec poursuivra sa collaboration avec le Comité intersectoriel sur la contamination environnementale dans l’arrondissement La Cité-Limoilou (CICEL) et les autres autorités publiques. L’objectif de ce travail de collaboration est de mettre en place un plan d’action global visant à poursuivre les efforts d’amélioration de la qualité de l’air pour les citoyens de ce secteur.